Pour la deuxième fois, j'ai serré les dents et j'ai subi.

 

Les piqûres, tous les jours, deux par jour.

Et les tremblements d'appréhension au bout de 10 jours de traitement parce que j'en avais assez. Et les douleurs parce que les produits injectés brûlent et grattent. Et les magnifiques bleus qui ornaient mon ventre. Et le fait de devoir programmer mon emploi du temps pour être à la maison entre 18h et 20h à attendre l'infirmière qui viendrait me piquer.

 

Les examens, tous les deux jours, très tôt le matin, avant d'aller bosser.

Rien de tel pour commencer la journée qu'écarter les cuisses pour une bonne écho, douloureuse à la fin parce que quand même, ça tire. Écho suivie d'une petite prise de sang, on change de bras à chaque fois pour économiser ses veines, mais on finit quand même avec des bleus (assortis avec ceux du ventre...)

 

La ponction. Ma hantise !

La douleur, la souffrance, la position, les sensations qui donnent envie de hurler "Non, ne me touchez pas, je vous interdis de toucher à mon corps, laissez-moi !!!".

 

Et après, l'attente.

Attendre de savoir si la fécondation a marché. Attendre de savoir si il y aura assez d'embryons.

Et puis attendre la prise de sang qui me dira si oui ou non je suis enceinte. Attendre en me tordant de douleur parce qu'on oublie de vous dire que la ponction, ça joue sur les intestins. Ne pas dormir à cause de la douleur. Ne pas me reposer à cause de l'angoisse.

 

Saigner un peu. S'entendre dire qu'il ne faut pas s'inquiéter, que ça peut arriver. Alors continuer à essayer d'y croire tout en sachant, au fond, tout au fond, que ça n'a pas marché.

 

Et la fameuse prise de sang qui vient confirmer ce qu'on savait déjà, même si au fond, tout au fond, on y croyait encore un peu.

 

Et se demander à quoi ça sert, tout ça ?

Est-ce que ça vaut la peine de le subir encore et encore ?

 

Et savoir, au fond, tout au fond que oui, on recommencera, tant qu'on pourra...